Gibraltar, Jabal Tariq.

Le Détroit est signalé par les deux “Colonnes d’Hercule”, Calpé au nord et Abila* au sud. Il devait porter ce nom pendant de nombreux siècles. Les géographes de l’Antiquité le nomment aussi Fretum Gaditanum ou les Portes gaditaines ou herculéennes.

7Il devait changer de nom au Moyen Age : les Arabes donnèrent au Rocher de Calpé le nom de “Montagne de Tarik”, Djabal al Tarik, en mémoire du débarquement en 711 de l’armée musulmane commandée par Tarik Ibn Ziyad et constituée de contingents berbères, sans doute des tribus maures du Rif. De Djabal al Tarik, devenu en espagnol Gibraltar, les Musulmans firent d’abord un camp retranché puis fut construite la citadelle maure qui se dresse sur la partie nord-ouest du Rocher. Durant toute la période arabe, ce triple ensemble, la ville, le port et la citadelle prospèrent au même titre que la marine musulmane en Méditerranée et dans l’Atlantique voisin. En 1160, Abd el Moumin*, l’Almohade, maître du Maghreb et de l’Ifrikiya se tourne vers El Andalous et son premier geste, après avoir traversé le Détroit, fut de renforcer les fortifications de Gibraltar.

8La Reconquista amène dès 1309, les troupes castillanes dans le sud de l’Andalousie et le Comte Alonzo Pérez Guzman dit El Bueno s’empare de Gibraltar, au nom de Ferdinand IV de Castille. Mais quatorze ans plus tard, le Rocher est repris par les Musulmans, d’abord par les Mérinides de Fès, puis par les Naçrides de Grenade. La ville fut définitivement reconquise en 1462 par le Duc Guzman de Medina Sidonia.

9Redevenue espagnole, Gibraltar figure désormais dans les armes d’Espagne sous la forme des deux colonnes d’Hercule. Ce changement de statut et de domination ne protège pas Gibraltar de tout danger : en 1540, Kheireddin, le corsaire maître d’Alger, pille la ville et le port. Cette surprise incita Charles Quint à ordonner la construction de nouvelles fortifications. Symboliquement, c’est à Gibraltar que furent embarqués, en 1610, les Morisques renvoyés en Afrique.

Le Détroit est signalé par les deux “Colonnes d’Hercule”, Calpé au nord et Abila* au sud. Il devait porter ce nom pendant de nombreux siècles. Les géographes de l’Antiquité le nomment aussi Fretum Gaditanum ou les Portes gaditaines ou herculéennes.

7Il devait changer de nom au Moyen Age : les Arabes donnèrent au Rocher de Calpé le nom de “Montagne de Tarik”, Djabal al Tarik, en mémoire du débarquement en 711 de l’armée musulmane commandée par Tarik Ibn Ziyad et constituée de contingents berbères, sans doute des tribus maures du Rif. De Djabal al Tarik, devenu en espagnol Gibraltar, les Musulmans firent d’abord un camp retranché puis fut construite la citadelle maure qui se dresse sur la partie nord-ouest du Rocher. Durant toute la période arabe, ce triple ensemble, la ville, le port et la citadelle prospèrent au même titre que la marine musulmane en Méditerranée et dans l’Atlantique voisin. En 1160, Abd el Moumin*, l’Almohade, maître du Maghreb et de l’Ifrikiya se tourne vers El Andalous et son premier geste, après avoir traversé le Détroit, fut de renforcer les fortifications de Gibraltar.

8La Reconquista amène dès 1309, les troupes castillanes dans le sud de l’Andalousie et le Comte Alonzo Pérez Guzman dit El Bueno s’empare de Gibraltar, au nom de Ferdinand IV de Castille. Mais quatorze ans plus tard, le Rocher est repris par les Musulmans, d’abord par les Mérinides de Fès, puis par les Naçrides de Grenade. La ville fut définitivement reconquise en 1462 par le Duc Guzman de Medina Sidonia.

9Redevenue espagnole, Gibraltar figure désormais dans les armes d’Espagne sous la forme des deux colonnes d’Hercule. Ce changement de statut et de domination ne protège pas Gibraltar de tout danger : en 1540, Kheireddin, le corsaire maître d’Alger, pille la ville et le port. Cette surprise incita Charles Quint à ordonner la construction de nouvelles fortifications. Symboliquement, c’est à Gibraltar que furent embarqués, en 1610, les Morisques renvoyés en Afrique.

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